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13 juin 2016

Un parfum d'encre et de liberté de Sarah McCoy



     
1859. Deux ans avant le début de la guerre de Sécession. Sarah Brown, fille d'un célèbre abolitionniste, se résigne à ne pas avoir d'enfant. " Qui voudrait l'épouser ? " se désole sa mère... Sarah retrouve pourtant goût à la vie en s'engageant avec sa famille dans un groupe de résistants, qui aide les esclaves à fuir leur terrible sort vers le nord de l'Amérique. Grâce à ses talents artistiques, elle retrace et dissimule dans ses dessins les cartes secrètes qui mènent à la liberté. 2014. Eden et son mari, un couple en manque d'enfant, emménagent dans une ancienne demeure de la petite ville de Charleston en Virginie. Alors qu'Eden vagabonde dans sa maison en compagnie de sa voisine, une fillette énigmatique, elle découvre une tête de poupée soigneusement cachée dans le cellier. Malgré les ravages du temps, elle entrevoit de curieuses lignes sur le visage de porcelaine, dans lequel se trouve une mystérieuse clé... Plus d'un siècle sépare Eden et Sarah mais leurs routes vont s'entrecroiser. Car sur la grande carte du monde et de l'Histoire, le passé et le présent se rejoignent dans le destin de ces deux femmes qui dépassent la douleur de ne pas être mères et se révèlent à elles-mêmes.
                 
  • Un parfum d'encre et de liberté de Sarah McCoy
  • Parution en février 2016
  • Editions Michel Lafon
  • 396 pages
     
Avis de Marine

Après l'immense coup de cœur que j'ai eu pour Un goût de cannelle et d'espoir, j'en attendais beaucoup de ma lecture d'Un parfum d'encre et de liberté. 

Sarah Mac Coy m'a fait tomber amoureuse de son écriture et de ses personnages. 

Dans ce nouveau roman, on délaisse les années 40 et l'Allemagne nazie pour plonger en plein cœur de l'Amérique dès années 1850, quelques années avant la guerre de sécession.

On fait la rencontre de Sarah Brown et de sa famille. Son père, John Brown, est un célèbre abolitionniste qui a aidé de nombreux esclaves à trouver refuge au Canada. En Virginie Occidentale, Sarah est une jeune dessinatrice qui va mettre son talent au service du combat de son père. Lorsque celui-ci va être condamné à mort, la jeune femme forte et opiniâtre qu'elle est va poursuivre sa lutte contre l'esclavagisme. Son amitié avec Freddy va renforcer la force d'esprit de Sarah et son combat pour une vie libre, loin des attentes de l'époque... 

Cent soixante quatre ans plus tard, Eden survit dans sa nouvelle maison de New Charleston. Cela fait des années qu'elle tente d'avoir un enfant avec son mari Jack, en vain. 

Comparée au personnage de Sarah, Eden m'est apparue comme faible. Mais la découverte d'une tête de poupée et l'irruption de plusieurs personnages dans sa vie, vont ouvrir les yeux d'Eden.

Le parallèle entre les deux époques m'a encore une fois conquise mais je dois avouer que j'ai mis un certain temps avant de plonger à corps perdu dans ma lecture. Le personnage d'Eden m'apparaissant comme fade et la vie de Sarah si difficile à cerner, il m'a fallu lire un bon quart du roman avant que la magie opère et que je ne puisse plus le poser.

Contrairement au premier roman de Sarah Mc Coy, la liaison entre les deux époques est si fine que j'ai parfois eu l'impression de lire deux histoires totalement distinctes mais en commençant la dernière partie du roman, j'ai enfin découvert ce qui relié l'histoire de Sarah et d'Eden et j'ai trouvé ça si beau que j'en redemande encore. Cette auteur a le don de m'emporter loin de tout et de me faire découvrir la vie à des époques lointaines. 

Ses personnages sont si bien décrits, tout comme ce qui les entoure, que je me transporte auprès d'eux et je vois à travers leur regard. 

Un parfum d'encre et de liberté n'est pas un coup de cœur mais c'est une excellente lecture qui a su m'évader et m'emporter dans une époque que je ne connaissais que trop peu. 

Je remercie Camille Groelly et les éditions Michel Lafon pour m'avoir donné la chance de lire ce magnifique roman.

 Extrait du livre
"Les gens étaient capables de bien plus d’amour et de bienveillance qu’ils ne l’imaginaient. La parole collective ne laissait pas toujours transparaître la bonté individuelle. Bien sûr, d’affreux personnages commettaient des actes monstrueux. Dans cette région, des êtres humains en maltraitaient d’autres à cause de la couleur de leur peau. De viles créatures qui se considéraient supérieures à leurs semblables. Leur père le leur avait prouvé à tous : quand un coeur s’arrête de battre, la seule couleur qui demeure, c’est le rouge du sang. La chair est égale. Une personne est bonne ou mauvaise par son caractère seulement."
 Note de Marine
 5

5 commentaires:

  1. Tu me donnes vraiment envie de découvrir cette histoire ...

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  2. C'est vrai que tout le long du roman, le lien entre les deux histoires semblent très ténu! Mais j'avais finalement été conquise par ces deux histoires en parallèle même si ça met du temps à démarrer :)

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  3. Je veux lire Un goût de cannelle et d'espoir !!! Je l'ai dans ma PAL, en plus ^^ Du coup, si j'aime ma lecture, je lirais sûrement Un parfum d'encre et de liberté ;)

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  4. Il faut absolument que je lise les romans de Sarah McCoy, ils me donnent extrêmement envie !

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  5. J'ai hâte de l'acquérir ce livre il me fait tellement envie

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